28 décembre 2006
Enfin de la neige
Il s'est enfin mis à neiger. 15 centimètres en 2 jours et cela suffit pour donner l'aspect hivernale à la ville.

10 décembre 2006
Monsieur Marrons au Québec depuis 18 ans
Parfois le hasard fait bien les choses. Drôle d'endroit pour une rencontre.
Un parisien perdu dans la neige depuis 18 ans me parle de lui, de l'hiver, de ses motoneiges, du Canada, bref, de ce qu'il y a derrière et un peu de ce qui reste devant.....une retraire attendue, à ronfler sous les tropiques, quelquepart au Costa Rica.
D'ou vient l'expression "Maudit français" ?
Je suis allé poser la question aux gens dans la rue.
Il ya ceux qui ont une réponse et d'autres qui n'ont rien à dire, ou ne veulent rien dire.
Et puis jai rencontré Emmanuelle Béart, comme ça, à l'imprévu....instant magique, elle est là devant moi, immense, gracieuse et immobile. En petite tenue elle se dévoile. Pour 19,90$ j'ai son regard, sa poitrine presque dévoilé, ses épaules fragiles et son sourire. Peu bavarde elle m'a quand même dit 2 ou 3 choses.....
Vidéo envoyée par Gamin
06 décembre 2006
En plus elle a du retard
Anne est venue passer quelques jours à Montréal.
Alors qu'elle sort du Centre Bell ou elle est allée voir un Match de Hockey, je l'attends dans ma voiture.
Bientôt elle arrive et me livre ses premières impressions.
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On va faire comme si j'étais déprimé
Début Décembre, c'est déjà l'hiver.
Quelques moments saupoudrés de blanc pour une fesse qui glisse sur l'escalier. Même pas envie de rire, personne pour regarder. J'en ai pour 5 mois, 150 jours de froid et probablement de gris aussi. J'imagine à cet instant : Sur le mur de ma prison je raye une colonne de jours en signe d'évasion. La neige s’installe avec ses tracas quotidien et ses promesses d’évasion des fins de semaines. Je ne sais pas quoi écrire, il ne se passe rien. Il ne m'arrive plus rien d'autre que du quotidien. Je n'ai pas de désir, ou plutôt trop peu pour avoir le goût de partager, de raconter, d'expliquer, de présenter, d'imaginer encore, bref simplement d'écrire. Non, juste rien, une journée de plus, ou plutôt de moins.
Je n'ai pas d'idée. Comme dans un tunnel je garde mon cap, la main posée sur le volant, immobile, le regard porté devant, fixe, presque inquiet de ne voir surgir très vite la lueur blanche venant de l'horizon. Je scrute la sortie.
Avec la fin d'année qui approche, ce n'est plus très loin. J'ai fait le plus dur, le plus long. Bientôt je plongerai mes lèvres dans les bulles, puis lèverai la main haut devant moi pour me célébrer, pour nous souhaiter le meilleur de l'année nouvelle qui commencera. Naturellement, tout reste à écrire. Plutôt, tout reste à vivre. Encore. Toujours. Heureusement. J'aime entendre murmurer à l'intérieur que le meilleur reste à venir. Immanquablement, quand le présent retient son souffle et que le passé s'est évanouie, il ne reste évidement que l'avenir. A venir.
03 décembre 2006
Deux français arrivés depuis peu
Il s'appelle Thierry et elle Vanessa. Il a la peau d'une belle couleur ébène et elle la blancheur d'une madone italienne. Il vivent ensemble depuis quelques années et ont 60 ans à eux deux.
Ensemble, ils ont fait le choix de traverser un océan, laissant derrière eux Paris, son RER et ses faubourgs grisonnants.
Autour d'un verre vin et sur un fond musical "jazzy", chez eux, ils me parlent de leur première impression du Québec alors qu'ils sont arrivés il y 4 mois à peine. Les murs blancs de l'appartement sentent encore le neuf, alors que quelques masques africains laissent timidement apparaitre un sourire complice. Racines et souvenirs remplissent quelque peu l'espace donnant à l'endroit un sentiment de chez soi même si tout reste encore en devenir, à avenir.
Ils me parlent de leur premiers moments au Québec, des premières couleurs, et dejà ils sentent devoir graver sur une pellicule des sentiments encore confus.....Je les écoute me parler d'eux, de ce qu'il laissent derrière et de ce qu'il attendent droit devant. Un avenir préparé, décidé, muri, réflechi, organisé et qu'ils vivent maintenant au présent.
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