25 mars 2008
Quelques notes de musique pour du cinéma muet
Rencontre avec le musicien et compositeur Gabriel Thibaudeau.
Signe particulier : Compositeur de musique d'accompagnement de film...muet ! Plutôt inhabituel comme métier. Personnage enthousiaste et passionné qui fort heureusement n'est pas avare de paroles. Quelques mots pour me parler de ses notes qui apportent aux images l'accompagnement lyrique qui brise le silence.
21 avril 2007
Un premier tour sans détour
Premier acte des élections présidentielles françaises, un petit tour et puis s’en va.
On a rarement l’occasion de voir autant de compatriotes réunis au même endroit le même jour. Sauf peut être le soir du 14 Juillet, lorsque Jean Paul, le sang chaud et l’haleine tiède, entraîne Mireille sur la piste asphaltée de la rue du café, lui laissant croire une fois encore qu’il aura l’énergie vigoureuse de la faire danser après l’avoir fait rire, de la faire courir avant de l’aimer.
Premiers rayons de soleil, sourires timides et promenade bucolique dans la cour de l’école ou la petite France perdue dans ces quelques arpents de neige est venue ce matin voter. Moment important, décision historique sont les mots que j’entends à la sortie des urnes. Soudain la France de l’étranger se réveille, avouant d’elle-même s’être quelques peu endormie.
« En 40 ans passés au Canada je n’avais encore jamais voté » m’avoue-on simplement, sans gène, ni surprise. « J’ai quitté la France il y a 35 ans, et c’est la première fois que je vote ». Tiens, je l'ai dejà entendu quelque part celle-la...
La table est dressée, un bouquet de roses fanées, on s'assied, prêt à gouter, à se régaler, à discuter. Voila le grand retour des convictions politiques, de quoi bien se rassasier. J'assiste au bref sursaut avant de repartir, de m’évanouir dans la foule, le sentiment du travail bien fait et du devoir accompli.
«Cette fois-ci c’est sérieux, il faut y aller». Glisser son bulletin, retenir son souffle, et pendant un court instant songer à tous ceux qu’on a laissé derrière soi et à celui en qui on voudrait croire et qu’on ne verra probablement jamais. A voté ! On est encore français.
Et puis il a ceux qui aimeraient croire au sourire prometteur d’une femme, ceux qui voudraient que la France se remette au travail, ceux qui sont déçus d’une campagne qu’il jugent molle et sans charisme, ceux-là même qui aimeraient, secrètement, qu’on leur redonne le désir d’un retour, l’envie d’avoir envie et la confiance de retrouver la source, chez soi, en Auvergne, à Dieppe ou à Rouen….
15 avril 2007
Armand brille même en hiver
Promenade dans les rues du quartier Mont-Royal. Hésitations caméra à la main. Quelques gouttes de pluie, le printemps qui hésite, visages furtifs de passants pressés. Soudain Armand surgit. Son or qui m'attire...
Plus tard, quelques français piquent ma curiosité, je les entends parler, j'y vais.
On discute, ils me livrent deux ou trois choses intéressantes à propos de prochaines éléctions, évidemment. A propos d'une France qu'ils hésitent encore à aimer et toujours qu'ils regardent, tantôt inquiets, tantôt amusés...
22 mars 2007
Vision politique du nouveau monde
De passage à Montréal, le sénateur libéral Raymond Setlakwee a bien voulu m'accorder quelques minutes pour me faire partager le regard qu'il porte sur les éléctions présidentielles françaises.
Juste analyse d'un homme qui aime la France et dont le coeur semblerait battre pour celui d'une femme de gauche et le réalisme pragmatique proprement anglo-saxon pencherait quant lui plus pour la determination d'un certain homme de droite.
Plus tard, quelque part sur le parvis du Parlement Canadien d'Ottawa, entre ciel et souveraineté, Gilles Duceppe me livre quelques mots...
10 décembre 2006
Monsieur Marrons au Québec depuis 18 ans
Parfois le hasard fait bien les choses. Drôle d'endroit pour une rencontre.
Un parisien perdu dans la neige depuis 18 ans me parle de lui, de l'hiver, de ses motoneiges, du Canada, bref, de ce qu'il y a derrière et un peu de ce qui reste devant.....une retraire attendue, à ronfler sous les tropiques, quelquepart au Costa Rica.
D'ou vient l'expression "Maudit français" ?
Je suis allé poser la question aux gens dans la rue.
Il ya ceux qui ont une réponse et d'autres qui n'ont rien à dire, ou ne veulent rien dire.
Et puis jai rencontré Emmanuelle Béart, comme ça, à l'imprévu....instant magique, elle est là devant moi, immense, gracieuse et immobile. En petite tenue elle se dévoile. Pour 19,90$ j'ai son regard, sa poitrine presque dévoilé, ses épaules fragiles et son sourire. Peu bavarde elle m'a quand même dit 2 ou 3 choses.....
Vidéo envoyée par Gamin
06 décembre 2006
En plus elle a du retard
Anne est venue passer quelques jours à Montréal.
Alors qu'elle sort du Centre Bell ou elle est allée voir un Match de Hockey, je l'attends dans ma voiture.
Bientôt elle arrive et me livre ses premières impressions.
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01 novembre 2006
Le Père Noel dans son jardin
Début Décembre.
Alors que la neige tombe "en masse" depuis déjà quelques jours, on voit apparaître un peu partout des lanternes, des couleurs suspendues aux ramifications toutes électriques.
Bientôt des figures évoquant l'enfance poussent dans les jardins et se font face. La croissance se poursuit rapidement, laissant deviner des bonhommes de neiges éclairés, des traîneaux sans pilote, et des cadeaux qui sentent le carton.
Tout explose, profusion de délires visuels en tous genres et cherchant à recréer un monde de rêve et de paillettes sur le thème indémodable de Noël. On y est, la fête avant l'heure.
Il suffit d'arpenter les rues pour s'en rendre compte.
Tout bouge et s'illumine alors que le mercure vous inciterait plutôt à rester au lit....
Je n'ai plus qu'une seule envie, me laisser tenter. Prenant ma caméra j’arpente les ruelles à la recherche du délire qui saura me contenter. Après quelques minutes j'arrive devant une maison ou trône sur le toit et dans le jardin des personnages joyeux. Tout le monde devient-il fou ?
Je sonne, on m'ouvre. La discussion s’entame sur le thème de "tu as du fumer un truc super fort pour avoir l'idée de planter tout ça devant chez toi !"....Ou bien encore "Dis Monsieur, es tu psychologiquement énervé en ce moment ?"
A vous de juger...
Vidéo envoyée par Gamin
20 octobre 2006
Quelques mots autour de la langue québécoise
La région des Laurentides. Quelque part au bord d'un lac, entre Montréal et Sainte Agathe.
Il fait beau et encore à peu près chaud. Tels de médiocres aventuriers urbains, nous avons décidé d'aller prendre l'air dans cette charmante région bucolique et parfois encore verdoyante malgré la saison. L'après midi se termine gentiment et, après s'être aventurés dans la forêt, seuls au milieu des traces d'animaux assoiffés de sang et d'un bon steak de parisien, nous revenons victorieux, tels des héros, boire une petite bière au bord de l'eau....
La journée se termine et le soleil, très "sport", nous fait encore profiter de ses derniers rayons chaleureux. Dans moins d'une heure, on aura le menton qui claque, le bout du nez et la fesse congelés, commençant sérieusement à se demander quel goût peut bien avoir la fin d'une pareille journée, mais cette fois la même fesse rose posée au bord d'une plage du bout du monde, par exemple dans le Pacifique sud, à regarder, l'oeil et le sourire hagard, une jeune vahiné légèrement ivre du lait de coco et commençant à dégrafer son corset de fleurs de tiarés, prête à tout pour nous emporter...Retour à la réalité.
Quatre têtes de veaux en sauce allongées sur la pierre graniteuse, le corps ramolli et le regard scrutant l'horizon à la recherche d'un hypothétique orignal venu boire et se restaurer (l'orignal étant la version nord-américaine de l'élan de Scandinavie), paisibles et un peu fatigué d'avoir tant marché. Après l’effort, voilà l’heure du réconfort.
Notre ôte, un ami d'une amie d'une amie de passage dans la province, bref un étranger bien sympathique, vient nous accueillir au bord du lac. Il se propose de nous aider du même coup à sortir notre embarcation de l'eau, alors que nous rentrons tout juste d'une petite excursion à 4 dans un mini canoë, accompagnés du chien milou l'intrépide.
Amusé de nous voir nous extirper maladroitement du vaisseau moderne, il nous tend à chacun une Boréal Blonde (bière locale), alors que son frère, jumeau resté allongé dans l'herbe un peu plus loin, tire une dernière bouffé de sa cigarette légère "Peter Jackson" (le beau frère québécois de Philipe Morris avec lequel il est "en maudit" comme on dit ici depuis que celui-ci lui aurait volé la recette du tabac brun façon "Ginette de Montréal". Une sale histoire).